L’appel à la justice 1.1(i) de l’Enquête nationale demandait
l’élaboration et la mise en œuvre d’un Plan d’action national
flexible et fondé sur les distinctions, dont des plans spécifiques
à chaque région avec un financement et des délais de mise en œuvre
propres, enracinés dans les cultures et les communautés locales des
identités autochtones, avec des objectifs mesurables et les
ressources nécessaires consacrées au renforcement des capacités, à
la durabilité et aux solutions à long terme. Le présent Plan
d’action national 2021 énonce les principes directeurs, les
objectifs, les priorités à court terme, les prochaines étapes
immédiates et une stratégie ou un plan d’action du Cercle national
des familles et des survivantes, des partenaires, des provinces et
des territoires. Comme nous le verrons plus loin, un plan de mise
en œuvre approfondi du Plan d’action national sera élaboré et
contiendra des renseignements plus précis sur les priorités à court
terme, ainsi que l’identification des priorités à moyen et à long
terme. En outre, il comprendra le financement, les échéances et les
responsables de la mise en œuvre.
Le Plan d’action national n’est pas censé être un plan
définitif, mais un plan évolutif qui nécessite un suivi et des
rapports sur les progrès accomplis, ainsi qu’un codéveloppement et
des corrections de trajectoire, le cas échéant. Il doit également
être flexible pour répondre aux besoins des communautés éloignées,
rurales et urbaines. Sur la voie de la fin de la violence, de la
réappropriation du pouvoir et de la place, et du rétablissement des
rôles et des responsabilités des femmes, des filles et des
personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones, certains des 231 appels à la
justice et des 62 appels à Miskotahâ peuvent être mis en œuvre
assez rapidement. Cependant, d’autres nécessiteront une
planification minutieuse pour atteindre les résultats souhaités.
L’appel à la justice 1.1 de l’Enquête nationale demande aux
gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux, municipaux et
autochtones, en partenariat avec les peuples autochtones,
d’élaborer et de mettre en œuvre un Plan d’action national pour
lutter contre la violence envers les femmes, les filles et les
personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones. Sont énoncées ci-dessous les
prochaines étapes immédiates sur lesquelles les gouvernements et
les organisations représentant les autochtones se concentreront au
cours des 12 prochains mois pour mettre en œuvre le Plan d’action
national.
- Services de soutien immédiat pour les survivantes et les
membres de la famille
- Fournir des fonds pour mettre en place des
services de guérison et de soutien accessibles aux survivantes
et aux membres de la famille des femmes, des filles et des
personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées, où
qu’ils se trouvent.
- Élaborer une approche globale pour apporter un
soutien aux victimes et aux personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones,
et aux familles et amis des femmes, des filles et des personnes
2ELGBTQQIA+ autochtones disparues ou assassinées.
- Participation continue des survivantes et des membres de
la famille à la mise en œuvre du Plan d’action national
- Grâce à un financement adéquat, le Cercle
national des familles et des survivantes élaborera et mettra en
œuvre une stratégie d’engagement qui offrira aux familles et
aux survivantes d’autres occasions de donner leur avis et de
contribuer aux prochaines étapes du Plan d’action national.
- Les partenaires continueront à travailler sur
leurs plans d’action et de mise en œuvre basés sur leur
engagement avec les survivantes et les membres des familles.
- Création d’un organe de surveillance
- Créer un organe de surveillance pour représenter
les intérêts des familles, des survivantes et des communautés
autochtones en instruisant les plaintes pour mauvaise
administration ou violation des droits.
- Sensibilisation et formation du public
- Commencer
immédiatement à travailler à l’élaboration d’une campagne
d’information et de sensibilisation du public sur les
problèmes que rencontrent les populations autochtones et à
contester l’acceptation et la normalisation de la violence
envers les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+
autochtones.
- Mettre en place une formation
de prise en compte des traumatismes pour ceux qui travaillent
avec les populations autochtones sur des sujets comme
l’histoire, la culture, les problèmes, l’antiracisme,
l’antisexisme, l’antihomophobie et l’antitransphobie.
- Élaboration immédiate d’un plan de mise en œuvre
- Élaborer un
plan de mise en œuvre pour le Plan d’action national qui
tiendra compte des priorités à court terme identifiées dans le
Plan d’action national, ainsi que des priorités à moyen et à
long terme qui conduiront à un véritable changement
systémique.
- Définir pour chaque priorité des actions
spécifiques, les résultats attendus, les échéanciers et les
ressources.
- Déterminer
les mécanismes et les processus de surveillance et de
coordination nationales indépendantes du Plan d’action
national, dont les partenaires et les gouvernements
bénéficiant d’un soutien financier.
- Maintenir les partenaires pour
qu’ils continuent à développer leurs plans de mise en œuvre.
- Définir
clairement les rôles et les responsabilités de tous les
gouvernements (fédéral, provinciaux, territoriaux, municipaux
et autochtones) et des organisations autochtones pour mettre
en œuvre les 231 appels à la justice et les 62 appels à
Miskotahâ.
- Développer
une structure de responsabilité/résultats pour le Plan
d’action national.
- Assurer la mise en œuvre du
plan dans l’optique de l’analyse comparative entre les sexes
plus (ACS+) et autochtone.
- Table fédérale-provinciale/territoriale sur les
femmes et les filles autochtones disparues et assassinées
- Créer une
table fédérale-provinciale/territoriale sur les femmes et les
filles autochtones disparues et assassinées afin de fournir un
forum spécifique pour examiner et coordonner la collaboration
et les discussions intergouvernementales sur divers domaines
comme les questions administratives, les politiques, les
ressources, la détermination des responsabilités de chaque
gouvernement et les processus qui découlent de la mise en
œuvre du Plan d’action national.
- Création de mécanismes de responsabilité
pour rendre compte des 231 appels à la justice et des 62 appels à
Miskotahâ
- Créer de
vastes mécanismes de responsabilisation ancrés dans la
souveraineté des données autochtones et axés sur la vérité
afin de garantir que les 231 appels à la justice et les 62
appels à Miskotahâ des Femmes Michif Otipemisiwak de l’Enquête
nationale soient mis en œuvre par tous les gouvernements
(fédéral, provinciaux, territoriaux, municipaux et
autochtones) et toutes les organisations, et que leurs
résultats soient mesurés en fonction de leur efficacité à
opérer un changement transformateur et à réaliser la
décolonisation. Cela pourrait faire partie des responsabilités
du comité indépendant ou du groupe de travail.
- Créer
des mécanismes de responsabilisation en matière de données
ancrés dans la souveraineté des données autochtones.
- Créer
un portail Web indépendant pour la publication des rapports
annuels qui suivront les progrès réalisés quant aux appels à
la justice et aux appels à Miskotahâ.
- Publier
le premier rapport annuel sur les progrès réalisés quant aux
appels à la justice et aux appels à Miskotahâ d’ici juin 2022.
Suivi des progrès
Le suivi de la progression des actions
visant à répondre aux 231 appels à la justice nécessitera un
effort soutenu et à long terme de la part des gouvernements, des
institutions et des autres parties qui assument leurs
responsabilités en matière de changement. Dans le cadre de ce
travail, le suivi des processus et des progrès sera essentiel pour
comprendre comment adapter les stratégies et les approches afin
d’opérer un changement transformateur pour la réappropriation du
pouvoir et de la place des femmes, des filles et des personnes
2ELGBTQQIA+ autochtones dès maintenant.
Dans le contexte actuel, les données
constituent une ressource importante, susceptible d’influencer les
politiques et les décisions.
Les peuples autochtones ont toujours créé,
utilisé et géré leurs propres données, en employant des
méthodologies et des pratiques uniques. Les systèmes de
connaissances autochtones sont basés sur des générations de
traitement des données. Il n’a pas été tenu compte de ces
pratiques et méthodologies. En outre, pendant trop longtemps, les
peuples autochtones ont été identifiés, mal identifiés ou non
identifiés, analysés et étudiés sans leur consentement ni leur
participation. Ces méthodes, dans leur ensemble, ont renforcé
l’oppression systémique et perpétué les mauvaises relations. En
particulier, de nombreuses méthodologies non autochtones de
collecte et d’analyse des données ont placé les peuples et les
Autochtones dans une optique de déficit, ce qui a mené à davantage
de stéréotypes et de préjudices. Les peuples autochtones réclament
l’autodétermination en matière de recherche par la souveraineté
des données autochtones et de divers outils de recherche
développés par les Autochtones, tels que les principes de
propriété, de contrôle, d’accès et de possession (PCAP®), la
stratégie nationale inuite sur la recherche, et d’autres outils et
modèles.
Sur cette base, la présente section décrit
le chantier d’une stratégie de données du Plan d’action national
qui comprend l’histoire de la question et envisage les
possibilités à venir. Cette stratégie de données est présentée
comme une étape préliminaire dans la compréhension des progrès à
long terme qui doivent se produire en partenariat avec les peuples
autochtones et inclure la surveillance dans une optique beaucoup
plus large. Ce travail n’en est qu’à ses débuts. Il commence par
examiner les données quantitatives, sans considérer que ce type de
données est le seul qui soit nécessaire.
La stratégie propose quelques suggestions pour
aller de l’avant en reconnaissant et en respectant la souveraineté
des données autochtones et le rôle essentiel des peuples
autochtones dans la collecte et l’analyse des données, ce qui
constitue la première étape de la mise en place d’un cadre de suivi
adapté aux principes qui doivent étayer ce travail.
Il est à noter que cette section détaille
les efforts entrepris par le groupe de travail sur les données du
Plan d’action national, qui comptent des représentants
d’organisations et de gouvernements autochtones ainsi que des
chercheurs et des spécialistes des données autochtones. De
nombreux partenaires ont également entrepris d’autres travaux pour
identifier les structures clés de suivi des progrès et de
reddition de comptes. Par conséquent, en plus des informations
contenues dans cette section, nous vous encourageons à consulter
l’intégralité de la stratégie en matière de données, ainsi que les
rapports de tous les partenaires du Plan d’action national, qui
peuvent contenir des informations plus détaillées et fondées sur
des distinctions dans l’approche de certaines des questions.
Créer de nouvelles voies pour les données : la stratégie de données du plan d'action national 2021 (PDF)
Introduction et mobilisation
Le groupe de travail sur les données est
chargé d’élaborer une stratégie de données pour le Plan d’action
national. Pour ce faire, il s’est efforcé de mieux comprendre les
fonds de données pertinents, ainsi que les données qualitatives et
quantitatives sur lesquelles reposait le rapport définitif de
l’Enquête nationale, de déterminer les besoins en données pour
soutenir l’élaboration du Plan d’action national et définir les
résultats des données pour la mise en œuvre du Plan d’action
national.
Au cours de ses travaux, le groupe de
travail sur les données a entendu de nombreuses présentations
d’experts et d’autres groupes de travail, afin d’acquérir des
connaissances pour prendre des décisions éclairées.
De plus, la présidente et les membres ont assuré
la liaison avec le groupe de travail cadre et d’autres groupes de
travail pour veiller à ce que les travaux du groupe de travail sur
les données soient harmonisés et soutenus.
Un groupe de travail technique sur les
données a été mis sur pied dans le cadre du processus. Ce groupe
technique a évalué la viabilité des indicateurs quantitatifs
initiaux et a commencé à examiner la disponibilité des données et
les lacunes en matière de données. Le groupe de travail sur les
données a réalisé des progrès dans l’exécution de son mandat
jusqu’à maintenant, grâce à l’élaboration d’éléments clés de la
stratégie de données du Plan d’action national et d’un cadre
d’indicateurs quantitatifs à l’appui comme point de départ d’une
stratégie de données en évolution qui comprendra des données
qualitatives et des recherches qui reflètent les principes de la
souveraineté des données autochtones.
But et objectifs
La stratégie de données du Plan d’action
national est ancrée dans la souveraineté des données autochtones
et en fera la promotion. Affirmant que le droit à des données
fiables et accessibles est essentiel à la surveillance, à la
responsabilité et au soutien des droits enchâssés dans la
souveraineté des données des Premières Nations, des Inuits et des
Métis, la stratégie de données du Plan d’action national soutient
un changement positif vers l’atteinte des objectifs du Plan
d’action national. La stratégie s’y prend de trois façons
clés :
- établir les sources de données existantes et
déterminer le rôle qu’elles pourraient jouer dans la production de
rapports et la responsabilité, aujourd’hui et demain;
- concevoir un cadre d’indicateurs quantitatifs
préliminaires tenant compte des réalités actuelles et permettant
de suivre à la fois les progrès en ce qui a trait à la réduction
de la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes
2ELGBTQQIA+ autochtones et l’efficacité des lois, des politiques
et des programmes conçus pour contribuer à atteindre les objectifs
du Plan d’action national;
- faire ressortir les lacunes dans les données
qui, une fois comblées, garantiraient l’accès à un éventail
complet de données nécessaires pour évaluer les progrès en ce qui
a trait à la réduction de la violence et à la promotion de la
justice.
Les membres du groupe de travail ont souligné
l’importance de cette dernière, notant que les données
quantitatives à elles seules ne constituent pas une base suffisante
pour mesurer les progrès, et que l’élaboration devrait comprendre
la création d’indicateurs qualitatifs pertinents ainsi que d’autres
recherches dans des domaines pertinents menés par des chercheurs
autochtones. Les outils de données existants utilisés par les
gouvernements en ce qui concerne les peuples autochtones et les
réalités sont en grande partie défectueux, surtout en ce qui
concerne le travail désagrégé, et ne peuvent être la seule base
d’évaluation des résultats.
Principes relatifs aux données et organisation globale
La stratégie de données du Plan d’action
national est organisée par le groupe de travail sur les données
selon des principes adaptés de ceux créés par le Cercle national
des familles et des survivantes (CNFS) du Plan d’action national.
Les membres du groupe ont été inspirés par la façon dont ces
principes, lorsqu’ils sont appliqués aux données, peuvent aider à
orienter le travail à venir. Les principes du CNFS comprennent
l’inclusion, l’incidence, l’interconnectivité et la
responsabilité.
En particulier, le principe d’inclusion
appliqué à cette stratégie de données du Plan d’action national
signifie qu’il s’agit d’une stratégie pour tous les Autochtones,
sans égard au statut, au lieu de résidence ou à d’autres éléments
de la diversité. La stratégie de données du Plan d’action national
respecte également la diversité de tous les membres des Premières
Nations, des Inuits et des Métis au Canada, ainsi que d’autres
Autochtones et personnes 2ELGBTQQIA+, peu importe où ils vivent,
sachant que les indicateurs peuvent être peaufinés davantage d’une
façon qui est la plus pertinente pour eux. L’inclusion dans
l’élaboration continue de la stratégie sera également mesurée par
la participation pleine et active des familles des femmes, des
filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et
assassionées et des survivantes de violence fondée sur le sexe au
processus de création d’un changement transformateur pour
retrouver le pouvoir et la place des femmes, des filles et des
personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones grâce à l’égalité réelle, à
l’équité et à la dignité.
Le résultat final, centré sur la stratégie de
données du Plan d’action national, est la sécurité des femmes, des
filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones. Toute évaluation
des résultats par rapport aux mesures prises doit être définie par
la façon dont les répercussions sur le terrain sont ressenties par
les femmes, les filles, les personnes 2ELGBTQQIA+, les familles et
les survivantes autochtones.
Comprendre les indicateurs
Un indicateur est une caractéristique
précise, observable et mesurable qui peut être utilisée pour
montrer les changements ou les progrès réalisés par une mesure ou
un programme en vue d’atteindre un résultat. La stratégie de
données donne des noms généraux, par opposition à des indicateurs
précis, en tenant compte du fait que la spécificité de chacun sera
un projet pour la prochaine étape des travaux et qu’il faut
poursuivre dans le contexte de la mobilisation de différents
groupes autochtones ou axés sur la distinction.
Chaque indicateur général de la stratégie
est inclus dans l’un des quatre groupes thématiques, soit la
culture, la santé et le mieux-être, la sécurité humaine et la
justice. Ces groupes thématiques sont fondés sur le respect des
droits inhérents des Autochtones et des droits de la personne qui
appartiennent à tous les Autochtones, ainsi que sur les
responsabilités de tous les gouvernements, institutions et
organisations à l’égard du travail réalisé pour lutter contre la
violence. Les indicateurs sélectionnés reflètent clairement
l’accent mis sur la prévention et la détermination des sources de
points forts, tout en comblant d’importantes lacunes qui
permettent de cibler les femmes, les filles et les personnes
2ELGBTQQIA+ autochtones.
Stratégie de données en bref
L’inclusion, en ce qui a trait aux données, signifie la
participation pleine et active de tous les Autochtones, y compris
les Autochtones non inscrits, les Premières Nations, les Inuit,
les Métis et les 2ELGBTQQIA+, peu importe leur lieu de résidence.
Cela signifie que les données doivent être inclusives, mais aussi
appliquées au besoin de façon ventilée et fondées sur les
distinctions.
L’interconnectivité est au cœur de la vision autochtone du monde.
En ce qui concerne les données, il s’agit de la façon dont les
quatre groupes thématiques de la stratégie de données sont
interreliés. Elle établit également un lien entre le développement
des données et l’interconnectivité des données quantitatives et
qualitatives.
L’incidence, en ce qui a
trait aux données, consiste à créer un effet significatif sur les
politiques, les lois et la société en général. La stratégie sur les
données permettra de surveiller les répercussions grâce à des
progrès mesurables vers le résultat final, soit la sécurité des
femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones.
La responsabilité, en ce qui concerne les données en particulier,
est la responsabilité partagée qui découle de la collecte de
données. Cela signifie qu’une fois que les données sont
recueillies et que les progrès sont suivis, des mesures peuvent
être prises. Elle fait également référence aux relations
importantes qui doivent animer le processus de responsabilisation
véritable et significative.
Les quatre groupes thématiques –
culture; santé et bien-être; sécurité humaine; et justice –
proviennent du rapport Réclamer notre pouvoir et notre place.
Le Cadre d’indicateurs quantitatifs
Le Cadre d’indicateurs quantitatifs décrit
les indicateurs quantitatifs classés dans les quatre groupes
thématiques suivants : la culture, la santé et le bien-être,
la sécurité humaine et la justice. Ces groupes thématiques forment
la structure du Cadre, les indicateurs quantitatifs étant les
éléments les plus fluides. Le Cadre d’indicateurs quantitatifs
demeurera évolutif à mesure que les indicateurs continueront
d’être sélectionnés, peaufinés et améliorés afin de mieux
contribuer à la mesure de l’indicateur ultime de sûreté. Ils sont
interreliés, mais regroupés sous un groupe particulier à des fins
organisationnelles.
Indicateurs quantitatifs
Culture
- Accès aux aliments traditionnels
- Accès à une facette spirituelle
- Lien avec la culture pour les enfants, les
jeunes, les adultes et les aînés
- Sentiment d’appartenance et d’identité
- Maintien et revitalisation des langues
- Mentorat culturel
Santé et mieux-être
- Auto-évaluation de l’état de santé
- Accès aux services de santé
- Perception des relations saines
- Distance entre le client et les points de
service
- Auto-évaluation du bien-être mental
- Accès aux terrains
- Accès aux médecines et aux guérisseurs
traditionnels
Sécurité humaine
- Taux d’emploi
- Taux de diplomation
- Accès à la
sensibilisation et à la formation
- Accès à Internet à
large bande
- Pauvreté
- Transport
- Conditions de logement
- Climat de
confiance/abris sécuritaires
- Infrastructure
d’urgence
- Autres mesures de
soutien sociales et communautaires
- Insécurité alimentaire
- Accès aux systèmes
traditionnels de protection
Justice
- Liens entre les services de police autochtones
ou liens entre les organismes d’application de la loi et la
collectivité
- Formation du personnel de la justice
- Personnel de justice autochtone
- Affaire devant les tribunaux/arrestations
- Confiance dans le système
- Programmes de justice réparatrice/de justice
traditionnelle
- Programmes de navigation, p. ex. ULIF
- Problèmes propres aux 2S et trans, c.-à-d.
marqueurs X
Prochaines étapes
Le groupe de travail sur les données
continue également d’examiner la meilleure approche de mesure pour
centrer les relations et assurer la responsabilisation. Ce
faisant, il éclaire l’élaboration des données nécessaires à la
stratégie, y compris des recommandations générales sur la
nécessité d’élaborer des sources de données qualitatives.
Le groupe de travail sur les données
comprend également l’urgence d’élaborer une stratégie de données
du Plan d’action national qui permettra de mettre en œuvre le Plan
d’action national. La poursuite des travaux orientera le Cercle
national des familles et des survivantes ainsi que d’autres
intervenants clés. Tout en affinant ces relations, le groupe de
travail sur les données confirmera également les indicateurs
quantitatifs de base et propres au groupe et formulera des
recommandations à inclure dans le Cadre d’indicateurs
quantitatifs. Il confirmera également la stratégie relative aux
données du Plan d’action national auprès des principaux
intervenants. Alors que le groupe de travail sur les données
techniques continue d’examiner la viabilité de chaque indicateur
quantitatif et la disponibilité et l’élaboration des données, le
groupe de travail sur les données recommande la nécessité d’une
collecte de données dirigée par les Autochtones, en termes de
distinctions et d’identité, y compris l’élaboration de recherches
quantitatives, qualitatives et dirigées par les Autochtones selon
l’éthique de la recherche autochtone, comme priorité urgente pour
aller de l’avant et appuyer la souveraineté des données
autochtones.
La Stratégie de données du Plan d’action
national repose sur la possibilité de reconnaître que les
fonctions de données durables dirigées par les Premières Nations,
les Métis et les Inuits sont une condition préalable au
renforcement de la responsabilisation, à la prise de décisions
fondées sur des données probantes et à une gouvernance efficiente
et efficace. L’optique de la souveraineté des données autochtones,
qui englobe tous les points de vue autochtones, continuera de
définir ce qu’il est important de mesurer ainsi que d’éclairer la
façon dont ce travail progresse.
Les Premières Nations, les Inuits, les
Métis et d’autres organisations et communautés autochtones sont
les mieux placés pour tenir des conversations plus vastes entre
eux et avec tous les gouvernements sur la façon dont la sécurité
des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones et
les progrès sont mesurés. De plus, ils veillent à ce que des
données de grande qualité, adaptées à la culture, ventilées et
fondées sur les distinctions soient disponibles. La Stratégie de
données du Plan d’action national met l’accent sur les relations
et reconnaît que les fonctions de données durables dirigées par
les Premières Nations, les Inuits et les Métis sont une condition
préalable au renforcement de la responsabilité, à la prise de
décisions fondées sur des données probantes et à une gouvernance
efficace et efficiente dirigée par les peuples autochtones.